L’économie romande devrait reprendre de l’élan: d’abord modérément cette année avec une croissance prévue à 1,4%, puis de manière plus ferme l’an prochain avec un produit intérieur brut (PIB) attendu en hausse de 2,3%. Cette embellie survient après une année 2012 marquée par les soubresauts de la crise de la dette dans l’Union européenne (UE), qui ont occasionné un repli de la croissance. Celle-ci s’est inscrite à 1,0% en 2012 (pour un PIB nominal de 146.3 milliards de francs) contre 2,4% en 2011, un rythme témoignant toutefois de la résistance de l’économie romande dans une situation économique et financière internationale tendue.
Ce sont les principaux résultats de l'étude annuelle sur le PIB romand, publiée aujourd'hui pour la 6ème année consécutive par les six banques cantonales romandes et le Forum des 100, en collaboration avec l’Institut CREA de macroéconomie appliquée de la Faculté des HEC de l’Université de Lausanne. L'étude sera commentée et discutée demain au Forum des 100. (Le PDF du rapport complet - 24 pages - peut être téléchargé ici).
L'étude se penche cette année aussi sur les flux de pendulaires dans la région grâce aux premiers résultats du Recensement de la population 2010. Ainsi, quelque 77 000 Romands travaillent dans un autre canton que celui de leur domicile, deux fois plus qu’il y a 20 ans. Les principales directions suivies s’inscrivent le long de l’arc lémanique, entre les cantons de Genève, Vaud et du Valais, ou vont du canton de Fribourg vers le lac Léman. A cela s’ajoutent des flux vers la Suisse alémanique, 34 000 personnes dont la moitié résident dans le canton de Fribourg. A l’inverse, 18 000 Alémaniques travaillent de ce côté de la Sarine, avant tout dans les cantons de Neuchâtel, Fribourg et Vaud. Enfin, la région compte également 90 000 salariés résidant hors de Suisse, essentiellement en France voisine, et travaillant pour la plupart en terres genevoises et vaudoises.
En ce qui concerne l’évolution du PIB, la tendance à une progression plus rapide en Suisse romande qu’au niveau national perdure. Après des taux de croissance similaires en 2012, de légers écarts positifs devraient à nouveau être observés en 2013 et 2014. Cependant, une certaine prudence s'impose: si les prévisions se basent sur le scénario d’une zone euro qui sort progressivement de récession et d’une amélioration du climat conjoncturel mondial, d’abord modérée puis plus affirmée, les facteurs de risques restent nombreux, en lien notamment avec la situation de certains pays de l'UE.





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