Ce sont les résultats principaux de l'analyse annuelle de la valeur de l'économie romande publiée par les six banques cantonales romandes et le Forum des 100 en collaboration avec l'institut CREA de l'Université de Lausanne. Le rapport est présenté aujourd'hui à la presse et sera discuté demain par les 800 participants au Forum.
Voici quelques éléments du rapport:
- En 2009, le secteur primaire (agriculture) ne représentait plus que 1,4% du PIB romand. Le secteur secondaire (industrie et construction) représentait 25,4% contre 25,9% en 2008 et, le secteur tertiaire (services) 73,2% contre 72,6% un an avant.
- Les composantes de ce dernier: services publics (administration, santé et social) en hausse à 22,1% (21,0% en 2008) du PIB; industrie financière à 11,4% (12,5%); commerce à 14,8% (14,3%); immobilier et les services aux entreprises à 11,0% (11,0%).
- La bonne tenue de la construction (+3,6%) dans le secteur secondaire a freiné le recul des différentes branches industrielles, qui a atteint -3% à -8% selon les activités.
- Dans le tertiaire, la consommation des Romands se traduit par une croissance de 2,8% de la branche du commerce de gros et de détail. Cette bonne évolution a partiellement compensé la perte de vigueur de l'industrie financière (-8,2%), de l'hôtellerie et de la restauration (-6,7%) et des services aux entreprises (-3,3%).
- Pour 2010 et 2011, le PIB régional devrait globalement progresser de 2,1%, puis de 2,2% en termes réels. Ce rebond est à imputer essentiellement à celui de l'industrie financière et à la poursuite d'un bon climat de consommation.
La résistance de l'économie romande peut aussi être attribuée au secteur "quaternaire" (moyennes et hautes technologies et industries du savoir), dont le dynamisme de la croissance est remarquable. Ce secteur, auquel le rapport consacre un chapitre particulier, représente 27% du PIB romand. Son rythme annuel de croissance est largement supérieur à celui de la valeur ajoutée régionale: il est en moyenne de l'ordre de 5% par an.
Les branches high-tech sont très présentes dans tous les cantons romands, où elles pèsent entre 17% et 33% de la valeur ajoutée cantonale. Enfin, la croissance de la productivité des entreprises actives dans les très hautes technologies (instruments, appareillage médical, horlogerie, etc.) est même supérieure à 5% l'an.
A télécharger:
- Rapport "La force économique de la Suisse romande", 20 mai 2010 (PDF, 24 pages, 1.1 MB)
- Communiqué de presse / français
- Pressemeldung / Deutsch
- Rapport 7 mai 2009
- Rapport 22 mai 2008




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