Bertrand Piccard et André Borschberg ont dévoilé aujourd’hui, sur l’aérodrome de Dübendorf près de Zurich, le Solar Impulse HB-SIA, le premier avion conçu pour voler nuit et jour propulsé uniquement par l'énergie solaire. Les deux leaders du projet ont retracé l’histoire de Solar Impulse depuis son lancement en 2003. Piccard avait raconté sa vision au Forum des 100, édition 2006. Maintenant, une équipe de 70 personnes travaille à la réalisation de cet avion en fibre de carbone totalement inédit : avec l'envergure d'un Airbus A340 (63,4m.) et le poids d'une voiture (1600 kg), aucun appareil aussi grand et aussi léger n'a jamais été construit. Près de 12’000 cellules solaires sont intégrées dans les ailes. Elles alimenteront les 4 moteurs électriques d’une puissance maximale de 10 cv chacun et chargeront le jour les batteries lithium-polymère (400 kg) qui permettront de voler de nuit.
Dans cette bréve vidéo -- 15 secondes -- l'avion au moment de la présentation:
Le HB-SIA est le premier prototype du projet Solar Impulse. Il a pour mission de démontrer la faisabilité d’un vol de 36 heures, soit un cycle complet jour-nuit-jour. Après des mises au point au sol, l’avion devrait réaliser ses premiers essais dans le ciel suisse d’ici la fin 2009, d’abord sur l’aérodrome de Dübendorf puis depuis la base aérienne de Payerne. Une première nuit complète en vol est programmée pour 2010.
Les résultats du HB-SIA et leur analyse serviront au développement et à la réalisation d’un deuxième avion, le HB-SIB, destiné à faire le tour du monde en cinq étapes de cinq jours chacune en 2012.
En répondant à la demande de nombreux enthousiastes, Piccard et Borschberg ont également annoncé le lancement d’un programme spécialement réservé au public désireux de participer à l’aventure et de s’associer au projet -- en "adoptant" une cellule solaire de l'avion, en apposant son nom sur le fuselage, ou plus. Informations sur le site SolarImpulse.com.
L'Hebdo a consacré un dossier de 10 pages à la présentation de l'avion solaire. On peut le télécharger ici (PDF, 800 Kb).




Commentaires