En 2008, la Suisse romande a réalisé un Produit Intérieur Brut (PIB) de CHF 127 milliards. En termes réels, cela signifie une augmentation depuis 2007 de 1,8%. En 2009, cet agrégat devrait reculer de 1,2% en termes réels pour ensuite progresser de 1,1% en 2010.
Cet indicateur économique est publié par les six banques cantonales romandes et le Forum des 100, en collaboration avec l’Institut Créa de l’Université de Lausanne. Les prévisions pour 2009 et 2010 sont publiées pour la première fois.
Voici donc les points essentiels du rapport qui sera présenté et discuté demain au Forum et dont la présentationà la presse vient de se terminer à Lausanne:
En 2008:
le PIB de la Suisse romande a été de 127 milliards de francs
le PIB de la Suisse romande a augmenté de 1,8% en termes réels
le PIB de la Suisse romande a représenté 24% du PIB suisse
les exportations romandes ont représenté 23% du total suisse
En 2009:
la Suisse romande vivra aussi la crise économique mais moins que la Suisse
En 2010:
la Suisse romande devrait mieux rebondir que la Suisse
Sur dix ans, le PIB romand a progressé au rythme annuel moyen de 2,14%; on remarque toutefois un ralentissement de la croissance du aux premiers effets de la crise économique et financière qui frappe la Suisse romande. L’an dernier, il a augmenté en termes réels de 1,8% par rapport à l’année précédente, en phase avec la croissance du PIB suisse dont il représente 24% de la valeur.
le secteur primaire (agriculture) représentait 1,6% du PIB nominal romand, le secteur secondaire (industrie et construction) 26% et le secteur tertiaire (services) 72,4%. Le poids de ce dernier se manifeste par l’importance de ses principales composantes dans le PIB romand. Dans l’ordre: l’administration, la santé et le social privés et publics (21% du PIB), le secteur financier (12,6%), le commerce (14,3%) et l’immobilier et les services aux entreprises (10,2%).
Les tendances lourdes identifiées l’an passé sont confirmées. Ainsi, l’érosion du secteur primaire se poursuit. Pour sa part, la réindustrialisation de la Suisse romande est une autre tendance de fond qui ressort de ces résultats annuels. Les branches industrielles de la région ont connu, de 2005 à 2007, un rythme de croissance du double de celui de la Suisse romande. Elles ont aussi assuré une excellente place à la région en termes d’exportations. Pour sa part, le rythme de croissance de la branche de la construction a été freiné en 2008 par les problèmes structurels des cantons de Genève, Vaud et du Valais dans ce domaine.
Enfin, la croissance de la valeur ajoutée réelle du secteur tertiaire a ralenti en 2008. Ce secteur a été fortement influencé par les premiers effets de la crise dans l’industrie financière et dans la branche des services aux entreprises. Ce phénomène a été contrebalancé par une vigueur particulière de la branche du commerce qui a connu un taux de croissance largement supérieur à la moyenne en 2008.
Pour la première fois, des prévisions pour 2009 et 2010 ont aussi été effectuées. Globalement et en termes réels, le PIB régional devrait reculer de 1,2% en 2009 puis se reprendre et, en 2010, progresser à nouveau de 1,1%. Ces prévisions laissent envisager un comportement de l’économie régional meilleur que celui de la Suisse dont le recul du PIB en 2009 devrait être de 2,2%.
La meilleure résistance de la Suisse romande s’explique par la diversification de son économie, le poids du secteur public qui agit comme amortisseur conjoncturel et le décalage dans le temps entre les reculs des branches de la finance et industrielles qui ont été touchées par la crise l’une après l’autre.
En 2008, la Suisse romande a exporté pour CHF 50,8 milliards de marchandises. Ceci représente 23% des exportations suisses, une proportion analogue à celle de la population ou de la valeur ajoutée régionale.
Les exportations romandes représentent près de CHF 30'000 par habitant et confirment l’excellence de la valeur ajoutée produite dans la région.
Le PIB est un indicateur économique essentiel pour évaluer la force et le dynamisme d’une économie. Sa publication ainsi que celle des prévisions pour 2009 et 2010 permet, tant aux responsables de l’économie privée qu’aux décideurs politiques, de mieux préparer leurs décisions et piloter leurs projets. Pour garantir que cet indicateur soit calculé avec une méthode rigoureuse et transparente, les Banques cantonales de Fribourg, de Genève, du Jura, neuchâteloise, du Valais et vaudoise ont mandaté l’Institut Créa de l’Université de Lausanne. Ce projet est réalisé en collaboration avec le Forum des 100.
Téléchargez la version intégrale du rapport (PDF 20 pages).




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