Nicolas Hayek s'installe sur scène, en pleine forme. Il va dialoguer avec la salle.
"Les entrepreneurs, dans notre société, sont toujours sous contrôle des autres. Nous avons besoin d'une internationale des entrepreneurs. L'économie est séparée en deux parties: l'économie financière, qui n'a rien à faire avec l'économie réelle. Or, nous avons une crise de la finance. Nous avons cette crise à cause de la cupidité des hedge funds, à ces gens qui pensent à gagner de l'argent avec de l'argent. Si nous n'avons plus de libre-échange, Monsieur Todd, nous n'avons plus de créativité. Si nous disons, nous voulons faire du protectionnisme. Dans ce cas, plus personne n'est obligé de faire des produits nouveaux, d'innover. Ce que nous avons fait avec la Swatch, nous avons trouvé le moyen de faire mieux et moins cher que les Japonais, ici en Suisse."
"Je déplore que du côté de Zurich, on a mis trop l'accent sur l'économie financière, parce que cela rapporte des impôts, et pas sur l'industrie. Au contraire de la Suisse romande."
Nicolas Hayek parle de Bélénos. Il parle du système de piles à combustiles, qui permet de produire de l'hydrogène individuellement grâce au solaire, par exemple pour une voiture. Dans une trentaine d'années, il n'y aura plus que des voitures électriques. Nous avons de nombreux projets, comme faire le plus grand centre de production de photovoltaïque du monde, à Neuchâtel.
"La crise de l'économie réelle ne durera pas plus loin que l'année prochaine. Nous n'allons pas faire de la philosophie, c'est l'entrepreneur et l'esprit d'innovation qui sont les moteurs. Il faut que les entrepreneurs se réveillent, puissent se réveiller. Mais l'économie financière a peur de prendre des risques. C'est la seule solution."
"Monsieur Todd, si le conseil fédéral a injecté de l'argent dans l'UBS, c'est pour aider l'économie réelle. Le Swatch Group avait de l'argent à l'UBS. Si la Confédération n'avait pas aidé, si la banque avait fait faillite, est-ce que j'aurais pu payer les salaires des 26000 employés la semaine suivante?"
"La bataille que nous devons faire, ce n'est pas contre les banquiers, mais contre ceux qui sont prêts à faire de l'argent n'importe comment, même si c'est illégal." En réponse à une intervention de l'avocate Anne Reiser, il précise sa pensée. "Je ne critique pas les banquiers qui ont des valeurs suisses, qui nous ont aidé. Mais ceux qui ont copié le pire des Etats-Unis, c'est Wall Street. Madame, si un hedge fund devient propriétaire de votre boîte, ils vous demanderont tous les jours combien vous gagnez. Et si vous dites que vous avez augmenté les salaires, ou engagé des professeurs pour la recherche, vous serez limogée."




Monsieur Hayek, Bonjour,
Si je suis en accord avec ce que vous dites, je me permettrai de rajouter que l’économie n’est pas séparée en deux, mais en trois. La troisième partie étant l’économie politique, j’entends l’économie qui est influencée par le pouvoir de l’état.
Si son rôle est primordial, il reste néanmoins pour le moment trop souvent trop flexible avec les protectionnistes et trop insensible à l’innovation.
Je suis un nouvel entrepreneur qui va dans le sens du progrès.
Sincéres Salutations
TM
Rédigé par : Thierry | vendredi 08 mai 2009 à 14h22
Monsieur Hayek,
Bonjour,
J'ai un grand amour pour l'horlogerie, que je trouve que c'est un domaine fascinant et complexe, ce qui m'a poussé à faire un cours comme opératrice en horlogerie : assemblage et posage emboîtage. Mon but est de trouver un emploi dans ce domaine, condition primordiale pour pouvoir continuer la formation jusqu'à l'obtention d'un CFC d'horloger.
J'ai beau postulé dans toutes les manufactures de Suisse, mais mes recherches se soldèrent par l'échec et je ne sais comment faire pour avancer dans ma carrière sans un emploi dans l'horlogerie.
Je me suis investie à font dans la formation et j'ai réussi avec succès mon examen en étant la première de ma promotion, je suis très sérieuse et motivée mais je n'arrive pas à avoir un travail dans ce domaine.
Qu'est ce que vous pouvez me conseiller, s'il vous plait?
J'ai une grande admiration pour vous, et je vous remercie d'avance. Ainsi, Veuillez, agréer Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.
M M
Rédigé par : mimouna | samedi 01 mai 2010 à 17h30
Bonjour Monsieur, je travaille à l'IDHEAP, Université de Lausanne. Je suis avec beaucoup d'intérêt vos interventions dans différents média. Vos paroles me rappellent souvent celles de Saint Jean Chrysostome, un richissime du IVè siècle qui est devenu moine et évêque martyrisé par les gens compromis de la Cour de Constantinople - il avait le sens des saines affaires - il voulait que les gens gagnent de l'argent tout en offrant des produits et des services pour la société. Déjà au IV ème siècle il critique ce que vous critiquez, faire de l'argent seulement avec de l'argent - il démontre déjà à ce moment là ce danger - il ne critique pas le taux d'intérêt de 12%par an qu'il considère normal mais l'excès (50%, 100%, 200%) qui vient de la cupidité, une maladie grave pour la personne qui est malade mais surtout pour ceux qui dépendent d'elle.
Je vous remercie et vous souhaite encore beaucoup de succès,
Nicoleta Acatrinei
Rédigé par : Nicoleta Acatrinei | vendredi 21 mai 2010 à 11h29