La 3ème voie Lausanne-Genève: une priorité absolue
Faisons un effort d’anticipation. Et imaginons le visage de la Suisse romande dans quinze ou vingt-cinq ans. Pourra-t-elle se targuer encore d’être parmi les régions les plus dynamiques (et les plus agréables) d’Europe? Ou la métropole lémanique sera-t-elle alors menacée d’insignifiance, en déclin économique, un petit point toujours plus pâle sur la carte du monde? La réponse dépend de décisions prises aujourd’hui. Par exemple dans le domaine des transports.
L’axe Lausanne-Genève est emblématique: les trains sont bondés, les cadences restent cruellement insuffisantes. Sur l’autoroute, 60'000 à 80'000 véhicules circulent chaque jour, souvent au ralenti. Ça n’est qu’un début. Au rythme où le trafic augmente, l’étouffement est programmé. Une 3e voie ferroviaire réglerait le problème. Et, pourtant, on roupille. Incompréhensible!
C’est en train de changer: à l’instigation
de la conseillère aux Etats Géraldine Savary, un groupe de politiciens,
de tous les partis, veut faire de la 3e voie une priorité absolue.
Quitte à remettre en question quelques principes fédéralistes
sacro-saints. Comme le saucissonnage des crédits pour satisfaire, de
manière scrupuleusement égalitaire, à tous les besoins régionaux
particuliers. Appuyés par un groupe de personnalités du monde
économique et académique sollicitées par L’Hebdo, tels que Stéphane Garelli (IMD), Chantal Balet (consultante), Pascal Décaillet
(Léman Bleu), Patrick Aebischer (EPFL), Jean-Claude Biver (Hulot),
Daniel Rossellat (Paléo), Stéphane Pictet (Romandie.com), Dominique
Arlettaz (UNIL) et Robin Cornelius (Switcher), ils affirment que ce
projet est essentiel. Et qu’il bénéficie à l’ensemble de la Suisse
occidentale. Et pas seulement à la région lémanique.C’est en 1858 qu’on a construit la première voie ferroviaire Lausanne-Genève. La deuxième a été inaugurée en 1872, soit quatorze ans plus tard. Serons-nous capables de construire la troisième en moins d’une génération?
Téléchargez ici le dossier complet (PDF, 800 KB) publié dans L'Hebdo aujourd'hui.
Lors du Forum des 100 du 22 mai prochain, un débat sera consacré aux infrastructures nécessaires à assurer la prospérité économique future de la Suisse romande.



De Lausanne à Genève: 3ème voie ou ligne à grande vitesse?
Audace et vision: il y a exactement un tiers de siècle, en juin 1975, les CFF recevaient l'avant-projet détaillé d'une ligne à grande vitesse reliant Lausanne à Genève selon deux variantes de vitesse: 250 et 300 km/h.
Résignation et myopie: aujourd'hui, nous larmoyons sur le retard apporté à une réalisation sans panache et sans innovation, le triplement de la voie CFF entre Renens et Coppet, selon le tracé historique vieux de 150 ans.
Réveillons-nous! Comme le claironne Robin Cornelius, dans l'Hebdo du 13 mars 2008, nous devons mettre sur pied un plan Wahlen pour développer nos infrastructures. Pour le rail, ce plan Wahlen est un axe à grande vitesse d'Est en Ouest, de Saint-Gall à Genève. Pour l'arc lémanique, le futur est clair: une nouvelle ligne rapide entre Lausanne et Genève résoudra non seulement l'engorgement chronique de nos trains bondés, mais diminuera radicalement de temps de parcours entre ces deux métropoles, ramené au quart d'heure.
La Suisse ne doit pas se figer dans un aimable Disneyland, mais vivre avec son temps et s'arrimer au réseau ferroviaire européen à grande vitesse.
Daniel Mange, professeur honoraire EPFL, 1025 Saint-Sulpice
Rédigé par: Mange | le samedi 15 mars 2008 à 16h35
Alors cette 3ème voie CFF, faut-il encore attendre le siècle prochain pour l'obtenir? Quand est-ce que les cantons romands(avec les 2 Bâle) se mettront ensemble pour financer une partie des infrastructures absolument nécessaires pour nos régions que forment l'Ouest Suisse? J'interviens aussi pour empêcher que cette sacrée autoroute qui coupe Morges en deux ne s'élargisse pas encore en 6 pistes!Cela fait des années que la population morgienne et sa région directe attendent un geste pour écarter cette autoroute. Mais comme cela n'est pas pour demain, alors nous avions espoir en la 3ème voie CFF et voilà que cela traîne encore. Après 22 ans de Municipalité (8 ans en tant que municipal et plus de 13 ans comme syndic) je vais quitter la Municipalité le 31 mars prochain sans que rien n'ai été réalisé. Et pourtant de nombreux dossiers se sont empilés entre Lausanne et Berne. Les a t'on mis en berne?
Eric Voruz, conseiller national
Rédigé par: Voruz Eric | le lundi 24 mars 2008 à 18h25