Debout autour de la table, Daniel Brélaz, Paloa Ghillani, Pierre-Alain Urech (Romande Energie), Alexandre Zehnder, Roger Nordmann (PS, CN).
Premier tour de table. Paola Ghillani rappelle que le premier moteur à hydrogène a été inventé en Suisse et que ce pays est pionnier.
Daniel Brélaz indique que la Suisse possède un grand potentiel, mais qu'aucun des problèmes d'environnement n'est strictement suisse. "Le Parlement raisonne de manière suisso-suisse." Prenant l'exemple de la Hy-Light, Daniel Brélaz note que l'on passera par un système de bonus-malus lors de la mise sur le marché. Donc favoriser les acquéreurs: une taxe peut être négative.
Pierre-Alain Urech pense que par certaines mesures, l'Etat doit montrer l'exemple et susciter l'intérêt de la population. "C'est un parcours du combattant pour construire une éolienne en Suisse".
"Cinq francs le litre d'essence", soutient Alexander Zehnder sollicité par une question de Michel Guillaume, de L'Hebdo. Faut-il monter ce prix à une thune? "Si vous voulez bloquer le débat, c'est ce qu'il faut faire", rigole Daniel Brélaz. A propos des mesures contraignantes et de la taxe sur le CO2: "si la population à l'impression qu'une contribution modeste permet d'améliorer la situation, elle sera d'accord. Mais si elle pense que c'est pour l'embêter..."
Roger Nordmann s'en prend avec plaisir aux Porsche Cayenne, qui "consomment 15 litres au 100". Il pense que ces véhicules ne devraient plus avoir accès au marché suisse, car pour les conducteurs de ces engins, l'essence à 5 francs ou des taxes ne marchent pas, vu leurs moyens financiers.
"Que fait Romande Energie pour promouvoir les énergies durables", demande Michel Guillaume. Avant de répondre directement, Pierre-Alain Urech dit que la Suisse va vers un "pays taxé". Il s'inquiète de la compétitivité de nos industries et des emplois. Concernant les énergies renouvelables, "il faut investir." Il parle d'une usine qui produit de l'énergie à partir de copeaux de bois. "Pour descendre à 2000 W, il faudra énormément de temps."
Daniel Brélaz fait la promotion de la "méthode californienne": à partir d'une date fixée, tout ce qui ne répond pas aux normes est interdit. Une solution "brutale" pour laquelle il a "de la sympathie". "Une norme ne menace personne, sauf le fabricant." Toucher au portemonnaie lui semble plus efficace.
Pierre-Alain Urech parle d'un projet de centrale solaire aux Diablerets. Pour lui, le problème, "c'est les autorisations. Pour le solaire, il faut de la place! Or, en Suisse, on peut malheureusement s'opposer à presque tout, y compris aux progrès." Il considère que les centrales à gaz "sont une solution transitoire pour les vingt prochaines années, jusqu'à de nouveaux moyens de production de masse existent."
Pierre-Alain Urech fait remarquer que l'électricité est bon marché. Selon un sondage, 50 % des ménages ne savent pas combien ils la paient. Au contraire des industries.





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